Cochin, un parfum de l’ancien temps

Bande de terre étroite, entre la mer d’Oman et les Ghatts occidentaux, le Kerala est idéal pour tout visiteur désireux d’un moment de calme et de répit, loin de l’agitation des grandes métropoles indiennes. 

Constituant une étape sur la route des épices, le Kerala était connu des Phéniciens, des Romains, des Arabes et des Chinois. L’arrivée de Vasco de Gama, en 1498, marqua le début de la présence européenne : les Portugais, les Néerlandais et les Britanniques tentèrent de supplanter les commerçants arabes. La ville de Cochin – ou Kochi – est à ce titre emblématique. Se côtoient de gigantesques carrelets chinois, une synagogue vieille de 400 ans, des mosquées anciennes et des demeures portugaises bâties il y a un demi-millénaire, des églises et les vestiges du Raj britannique.

Fort-Cochin

Cochin se compose d’une multitude d’îles et de péninsules. Sur le continent, Ernakulum est le carrefour des transports de Kochi, alors que les villes historiques de Fort-Cochin et de Mattancherry se caractérisent par leur sérénité et un parfum de l’ancien temps.

Des carrelets chinois s’alignent à la pointe de fort-Cochin. Introduit dans les années 1400 par des marchands de la cour de Kubilaï Khan, ces gigantesques filets de pêche, essentiellement utilisés à marée haute, requièrent au moins quatre hommes pour manœuvrer les contrepoids.

Toujours à Fort-Chochin, on peut visiter l’église Saint-François, construite à l’origine en 1503 par des moines franciscains portugais. L’édifice en pierre que l’on voit aujourd’hui fut érigé vers le milieu du 16e siècle pour remplacer la structure en bois originelle. Le navigateur Vasco de Gama, qui mourut à Cochin en 1524, y fut inhumé pendant 14 ans avant que sa dépouille ne soit transférée à Lisbonne. A découvrir également la basilique Santa Cruz édifiée à l’origine en 1506 ; le bâtiment actuel date néanmoins de 1902.

Dans la « Jew town », se trouve la synagogue Paradesi. Construite en 1568, elle fut en partie détruite par les Portugais en 1662, puis rebâtie deux ans plus tard quand les Hollandais prirent Cochin.

Le criquet, sport national

En Inde, le criquet mobilise les foules lors des matchs et les joueurs sont de véritables stars. On joue partout, dans la rue, selon les moyens dont on dispose, du plus pauvre au plus riche. C’est d’ailleurs la Fédération indienne qui dirige le cricket mondial et le marché indien génère 70 % des revenus du cricket dans le monde.

Sources :

  • Inde du sud, lonely planet
  • Collectif, Dictionnaire de l’Inde, 2009.

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